|
|
Chemin de fer en Montagne Bourbonnaise
Au début du vingtième siècle, le réseau de chemin de fer dit secondaire s’étendait sur 20 000 Km en France. La Montagne Bourbonnaise a eu droit à son « tortillard ».
Alors que le tramway reliait déjà Cusset à Vichy depuis 1895, une ligne de chemin de fer économique fut construite au début du siècle pour aller de Vichy vers Boën et St Germain Laval et Roanne en passant par la Montagne Bourbonnaise. La section de Cusset à Ferrières sur Sichon fut inaugurée en 1910, la suivante jusqu’à Lavoine le fut l’année suivante. La traversée vers la Loire (St Just en Chevalet) fut terminée en 1912. Un autre tronçon, de Lapalisse au Mayet avait été réalisé dès 1905. Les motrices utilisées étaient de divers types (SACM, Schneider, Decauville, Corpet- Louvet, etc…). Les convois étaient mixtes : voyageurs (36 places) et marchandises. Plusieurs ouvrages d’art assez importants permettaient de franchir les obstacles naturels de la montagne. Compte tenu des nombreux arrêts et du relief, les trajets étaient plutôt longs, qu’on en juge ! Pour aller de Vichy à Roanne, il fallait six heures ! Avec 21 arrêts, il est vrai ! Ce chemin de fer économique était particulièrement adapté à la production de la Montagne Bourbonnaise, à savoir le bois et le granit qui, sans lui, voyageaient en chars à bœufs. Toutefois, il ne porta jamais si bien son nom que durant le seconde guerre mondiale, période durant laquelle il servit au ravitaillement de la capitale d’alors : Vichy. Une certaine forme de « marché gris » fut tolérée entre les campagnes et la ville, du fait du nombre d’officiels à nourrir. Après le conflit, le transport automobile vint rapidement détrôné le chemin de fer et sa lenteur. La ligne de la montagne, la dernière à fonctionner, s’arrêta en 1950. |