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Les logements vacants
753 logements vacants étaient recensés en 1999, soit une augmentation de +12,2% entre 90 et 99. Les logements vacants représentent 15,6% de l’ensemble des logements. La vacance du territoire est très supérieure à la moyenne des communes rurales (11, 7%) et plus encore par rapport à la moyenne de l’Allier (10,6%).
1. Situation des communesEn mars 2004, l’étude PACT ARIM relative à la vacance en Montagne Bourbonnaise (réalisée auprès de 900 propriétaires avec un échantillon de 187 réponses exploitables) fait ressortir les inégalités dans ce domaine entre les communes :
Les communes de La Chabanne (24%), La Guillermie (23,1%), Laprugne (23,2%), Lavoine (21,9%), comptent les vacances de logements les plus fortes en relation avec leur perte démographique (sauf la Guillermie). Seule Nizerolles réduit ses logements vacants avec une augmentation des résidences principales et secondaires en corrélation avec sa dynamique démographique. De plus, 68% des logements vacants sont situés en dehors des bourgs ajoutant aux difficultés celles de l’accès et de la prise en compte d’un assainissement individuel. Suite à des entretiens avec des élus, 558 logements ont pu être listés. Ce qui représenterait une baisse moyenne estimée de -26% entre 1999 et 2007. Toutes les communes seraient concernées par une baisse, sauf Ferrières sur Sichon. Les plus importantes diminutions de logements vacants seraient à :
Source : INSEE 1999 2. Typologie des logements vacants79,8% des logements vacants ont été construits avant 1948, dont 79,7% avant 1915. Ce patrimoine nécessitera donc un gros investissement en cas de travaux en raison de l’ancienneté et de nombreuses années d’inoccupation de ces logements. 90% de ces logements vacants sont des maisons individuelles, les autres concernent des immeubles de 2 à 9 logements. Les logements vacants sont surtout de taille moyenne (55,4% ont 3 ou 4 pièces principales, 31% ont 5 pièces et plus)
En mars 2004, 56% des logements étaient toujours vacants soit 504, les non vacants étant utilisés soit en autre usage, résidences secondaires, locations à l’année ou occupées par les propriétaires, 85% du parc étant considéré par les propriétaires comme en mauvais état ou en état moyen. 70% ont 3 pièces et plus et concernent des maisons individuelles avec dépendances et cours. 1/3 des vacants n’a aucun confort (WC chauffage salle d’eau). 28% sont dans des situations bloquées (utilisés comme dépendances, mal placés et difficiles d’accès). Dans le cadre d’une étude de faisablité d’Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH), 453 envois personnalisés ont été adressés à leur propriétaire pour un total de 558 logements vacants, une analyse des logements vacants a été faite à partir des 90 retours de questionnaires. Les résultats sont les suivants :
62% de ces propriétaires sont domiciliés sur le territoire de la Montagne Bourbonnaise, 15% sont de l’Allier hors territoire de la Montagne Bourbonnaise et 23% sont hors du département de l’Allier. Les propriétaires de ces logements ont à 68% plus de 60 ans dont 74% ont plus de 70 ans, 25% sont ensuite dans la tranche d’âge 50-60 ans.
3. Etat du bâti des logements vacantsLe repérage sur le terrain a permis d’apprécier la qualité du bâti des logements vacants dont certains sont destinés à devenir des résidences principales après travaux ou des résidences secondaires, d’autres, parfois en cours de travaux, seront loués à l’année. 52% des logements vacants repérés sur le terrain sont considérés en mauvais état, voire à 16% en très mauvais état ou insalubre. Cependant, on constate une différence de l’état du bâti selon les communes.
D’anciens commerces ont également été repérés (Arfeuilles, Châtel Montagne, Ferrières sur Sichon, Le Mayet de montagne), ils pourraient éventuellement faire l’objet d’un changement d’usage avec la transformation en habitation sauf sur la commune du Mayet de Montagne qui souhaite inscrire dans son futur règlement d’urbanisme, une interdiction à transformer un local commercial en logement (4 à 6 personnes par an souhaitent ouvrir un commerce sur la commune et cette demande ne peut être satisfaite). Certains propriétaires sont parfois intéressés pour la transformation de granges en logement. |